Les accusés lors du prononcé du jugement, le 30 septembre 1946Les accusés lors du prononcé du jugement, le 30 septembre 1946

«La mort!», chuchotaient les condamnés

Il y a 75 ans, le tribunal le plus important de l’histoire terminait ses travaux et condamnait les principaux criminels nazis. Voici ce qui s’est passé le 1er octobre 1946 dans la salle d’audience et dans les couloirs du tribunal de Nuremberg.

Les accusés lors du prononcé du jugement, le 30 septembre 1946Les accusés lors du prononcé du jugement, le 30 septembre 1946

«La mort!», chuchotaient les condamnés

Il y a 75 ans, le tribunal le plus important de l’histoire terminait ses travaux et condamnait les principaux criminels nazis. Voici ce qui s’est passé le 1er octobre 1946 dans la salle d’audience et dans les couloirs du tribunal de Nuremberg.

Les peines prononcées par le Tribunal militaire international de Nuremberg ont été exécutées le 16 octobre 1946.Les peines prononcées par le Tribunal militaire international de Nuremberg ont été exécutées le 16 octobre 1946.

Potence et cendres

Le 16 octobre 1946 marque un tournant longtemps attendu dans l’histoire du Troisième Reich et du procès de Nuremberg. Les accusés condamnés à mort ont connu leur fin. Découvrez la chronique de leurs dernières heures dans cet article du projet Nuremberg. Le début de la paix. Notez que cette publication contient un contenu choquant: les illustrations présentées dans le diaporama sont des photographies posthumes des personnes exécutées.

Les peines prononcées par le Tribunal militaire international de Nuremberg ont été exécutées le 16 octobre 1946.Les peines prononcées par le Tribunal militaire international de Nuremberg ont été exécutées le 16 octobre 1946.

Potence et cendres

Le 16 octobre 1946 marque un tournant longtemps attendu dans l’histoire du Troisième Reich et du procès de Nuremberg. Les accusés condamnés à mort ont connu leur fin. Découvrez la chronique de leurs dernières heures dans cet article du projet Nuremberg. Le début de la paix. Notez que cette publication contient un contenu choquant: les illustrations présentées dans le diaporama sont des photographies posthumes des personnes exécutées.

Судьи на заседании одного из Малых Нюрнбергских процессов — "США против Альфрида Круппа"Судьи на заседании одного из Малых Нюрнбергских процессов — "США против Альфрида Круппа"

La justice en accéléré

Aujourd’hui, nous vous parlons des trois derniers «procès successeurs» dans lesquels sont accusés des cadres de la société Krupp, de grands responsables nazis et des généraux de haut rang de la Wehrmacht. Les juges leur infligent des peines de prison, souvent pour une durée considérable, mais la punition est rapidement remplacée par une «clémence»: au milieu des années 1950, les condamnés sont libérés et s’intègrent parfaitement à la société d’après-guerre.

Судьи на заседании одного из Малых Нюрнбергских процессов — "США против Альфрида Круппа"Судьи на заседании одного из Малых Нюрнбергских процессов — "США против Альфрида Круппа"

La justice en accéléré

Aujourd’hui, nous vous parlons des trois derniers «procès successeurs» dans lesquels sont accusés des cadres de la société Krupp, de grands responsables nazis et des généraux de haut rang de la Wehrmacht. Les juges leur infligent des peines de prison, souvent pour une durée considérable, mais la punition est rapidement remplacée par une «clémence»: au milieu des années 1950, les condamnés sont libérés et s’intègrent parfaitement à la société d’après-guerre.

Hermann Göring dans le bloc des accusés du procès de NurembergHermann Göring dans le bloc des accusés du procès de Nuremberg

Il ne s’est pas rendu vivant

Le 15 octobre 1946, le monde apprend une nouvelle sensationnelle: Herman Göring, qui avait été condamné à la mort par pendaison, s’était suicidé la veille de son exécution en évitant le déshonneur de la potence et en partant à ses propres conditions. L’accusé, connu dans le Troisième Reich comme le nazi numéro deux, aspirait à être le numéro un lors du procès de Nuremberg. Il était le seul accusé à avoir ouvertement combattu le tribunal militaire international, ne cédant pas sur ses opinions et ne se repentant pas un seul instant. Göring était très différent des autres accusés, qu’il méprisait pour leur «mollesse», «trahison des idéaux», «lâcheté» et «haute trahison». Il était un véritable Ennemi, un Mal personnifié que l’accusation a dû combattre dans une longue et épuisante bataille. Göring était un adversaire exceptionnel: malgré la haine pour lui, tous ceux qui entouraient le nazi numéro deux à Nuremberg en 1945-1946 reconnaissaient sa vaillance, sa fermeté et son caractère intransigeant d’officier de combat, d’as de l’aviation. Son comportement lors du procès est une chronique du bombardier en piqué, jusqu’à l’éperonnage dans le dernier acte.

Hermann Göring dans le bloc des accusés du procès de NurembergHermann Göring dans le bloc des accusés du procès de Nuremberg

Il ne s’est pas rendu vivant

Le 15 octobre 1946, le monde apprend une nouvelle sensationnelle: Herman Göring, qui avait été condamné à la mort par pendaison, s’était suicidé la veille de son exécution en évitant le déshonneur de la potence et en partant à ses propres conditions. L’accusé, connu dans le Troisième Reich comme le nazi numéro deux, aspirait à être le numéro un lors du procès de Nuremberg. Il était le seul accusé à avoir ouvertement combattu le tribunal militaire international, ne cédant pas sur ses opinions et ne se repentant pas un seul instant. Göring était très différent des autres accusés, qu’il méprisait pour leur «mollesse», «trahison des idéaux», «lâcheté» et «haute trahison». Il était un véritable Ennemi, un Mal personnifié que l’accusation a dû combattre dans une longue et épuisante bataille. Göring était un adversaire exceptionnel: malgré la haine pour lui, tous ceux qui entouraient le nazi numéro deux à Nuremberg en 1945-1946 reconnaissaient sa vaillance, sa fermeté et son caractère intransigeant d’officier de combat, d’as de l’aviation. Son comportement lors du procès est une chronique du bombardier en piqué, jusqu’à l’éperonnage dans le dernier acte.

Le juge Donald Phillips lit le verdict au procès Milch. Le juge Donald Phillips lit le verdict au procès Milch.

Procès des serviteurs du Reich

Le projet Nuremberg. Le début de la paix a déjà abordé deux des 12 «procès successeurs» dans lesquels des médecins nazis et des membres des Einsatzgruppen étaient accusés. Aujourd’hui, nous vous parlons de quatre autres procès organisés par les États-Unis: ceux du maréchal Milch, des juges nazis, des intendants de la SS et des employés de l’industriel allemand Flick. Tous ces procès ont été caractérisés par des preuves solides et une grande diversité des accusés, mais les sentences finales ont souvent été relativement clémentes.

Le juge Donald Phillips lit le verdict au procès Milch. Le juge Donald Phillips lit le verdict au procès Milch.

Procès des serviteurs du Reich

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Juges, dessin de Nikolaï JoukovJuges, dessin de Nikolaï Joukov

Six en toge et deux en uniforme militaire

Lors du procès de Nuremberg, les procureurs, les accusés, les avocats et les témoins se trouvaient au centre de l’attention alors que les juges sont restés dans l’ombre. Mais ce sont eux qui, le 1er octobre 1946, ont rendu une décision qui est aujourd’hui considérée comme une référence. Voici ceux qui ont incarné la justice internationale face au nazisme.

Juges, dessin de Nikolaï JoukovJuges, dessin de Nikolaï Joukov

Six en toge et deux en uniforme militaire

Lors du procès de Nuremberg, les procureurs, les accusés, les avocats et les témoins se trouvaient au centre de l’attention alors que les juges sont restés dans l’ombre. Mais ce sont eux qui, le 1er octobre 1946, ont rendu une décision qui est aujourd’hui considérée comme une référence. Voici ceux qui ont incarné la justice internationale face au nazisme.

Reichsführer-SS Heinrich Himmler lors de son discours à l'université de Kharkov Reichsführer-SS Heinrich Himmler lors de son discours à l'université de Kharkov

Himmler: «Mener une guerre d'extermination»

Dans le cadre du cycle documentaire Génocide, plan du Reich créé par le projet Nuremberg, le début de la paix conjointement avec l'Assemblée des peuples d'Eurasie et l'historien-chercheur Yegor Yakovlev, président de la Fondation d'histoire numérique, nous publions un document confirmant les plans de l'extermination ciblée de la population à l'Est. 24 avril 1943: extrait du discours du Reichsführer-SS Himmler à l'université de Kharkov devant les commandants de trois divisions SS.

Reichsführer-SS Heinrich Himmler lors de son discours à l'université de Kharkov Reichsführer-SS Heinrich Himmler lors de son discours à l'université de Kharkov

Himmler: «Mener une guerre d'extermination»

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Un jeu de cartes peut-il être plus qu'un simple jeu? Pour un prisonnier, survivre dans un camp de concentration était un jeu de mort. Désarmer moralement l'ennemi était un jeu au résultat peu évident, mais extrêmement puissant.Un jeu de cartes peut-il être plus qu'un simple jeu? Pour un prisonnier, survivre dans un camp de concentration était un jeu de mort. Désarmer moralement l'ennemi était un jeu au résultat peu évident, mais extrêmement puissant.

As de carreau, cercueil en pin

«Le jeu est mélangé de manière fantaisiste», a constaté Boulgakov en parlant de l'impénétrabilité des subtilités du destin. «Qu’est notre vie? Un jeu!», est-il affirmé dans l'opéra La Dame de Pique. En tout temps, les gens ont recherché des significations cachées et des messages secrets dans les cartes. Un jeu de cartes pourrait-il être plus que cela? Oui. La survie d'un prisonnier dans un camp de concentration est un jeu avec la mort. Désarmer moralement l'ennemi est un jeu avec de puissants atouts secrets. Fabriquer une petite «bombe» idéologique dans une ville assiégée est un jeu où l’on surmonte des obstacles ahurissants. Dans cet article, nous avons rassemblé trois jeux de cartes antifascistes exceptionnels, chacun avec sa propre histoire incroyable. L'histoire d'un jeu très difficile, d'une combinaison parfaite et d'une victoire inconditionnelle pure et simple.

Un jeu de cartes peut-il être plus qu'un simple jeu? Pour un prisonnier, survivre dans un camp de concentration était un jeu de mort. Désarmer moralement l'ennemi était un jeu au résultat peu évident, mais extrêmement puissant.Un jeu de cartes peut-il être plus qu'un simple jeu? Pour un prisonnier, survivre dans un camp de concentration était un jeu de mort. Désarmer moralement l'ennemi était un jeu au résultat peu évident, mais extrêmement puissant.

As de carreau, cercueil en pin

«Le jeu est mélangé de manière fantaisiste», a constaté Boulgakov en parlant de l'impénétrabilité des subtilités du destin. «Qu’est notre vie? Un jeu!», est-il affirmé dans l'opéra La Dame de Pique. En tout temps, les gens ont recherché des significations cachées et des messages secrets dans les cartes. Un jeu de cartes pourrait-il être plus que cela? Oui. La survie d'un prisonnier dans un camp de concentration est un jeu avec la mort. Désarmer moralement l'ennemi est un jeu avec de puissants atouts secrets. Fabriquer une petite «bombe» idéologique dans une ville assiégée est un jeu où l’on surmonte des obstacles ahurissants. Dans cet article, nous avons rassemblé trois jeux de cartes antifascistes exceptionnels, chacun avec sa propre histoire incroyable. L'histoire d'un jeu très difficile, d'une combinaison parfaite et d'une victoire inconditionnelle pure et simple.

Camp de concentration de Majdanek. Cloche du camp // Alians PLCamp de concentration de Majdanek. Cloche du camp // Alians PL

Camp de la mort pour tous. Deuxième partie

Nous vous proposons la deuxième partie de notre conversation avec le directeur adjoint du département des Sciences et de l'éducation de la Société historique militaire russe Konstantin Pakhalouk, éditeur du recueil historique et documentaire Camp de concentration de Majdanek. Recherche. Documents. Souvenirs. Retrouvez ici la première partie.

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Camp de la mort pour tous. Deuxième partie

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Dessin de Boris Efimov Chambre à gaz. Photo provenant des archives familiales de Boris EfimovDessin de Boris Efimov Chambre à gaz. Photo provenant des archives familiales de Boris Efimov

Deux mille gazés par minute

La torture et le massacre dans les camps de concentration sont devenus le mal ultime sous le régime nazi. De tout temps, il y a eu des méthodes et des outils sophistiqués pour «arracher» un aveu ou forcer à obéir. Le XXe siècle, avec ses régimes totalitaires, n'a bien sûr pas fait exception. Mais c'est dans le Troisième Reich que la torture et les exécutions ont été mises à la chaîne, comme dans la production de masse, avec la méticulosité, la précision et l'impartialité allemandes.

Dessin de Boris Efimov Chambre à gaz. Photo provenant des archives familiales de Boris EfimovDessin de Boris Efimov Chambre à gaz. Photo provenant des archives familiales de Boris Efimov

Deux mille gazés par minute

La torture et le massacre dans les camps de concentration sont devenus le mal ultime sous le régime nazi. De tout temps, il y a eu des méthodes et des outils sophistiqués pour «arracher» un aveu ou forcer à obéir. Le XXe siècle, avec ses régimes totalitaires, n'a bien sûr pas fait exception. Mais c'est dans le Troisième Reich que la torture et les exécutions ont été mises à la chaîne, comme dans la production de masse, avec la méticulosité, la précision et l'impartialité allemandes.

Planche du test de Rorschach

Patients de Nuremberg

Chacun qui a assisté au procès de Nuremberg s’est inévitablement posé la question suivante: les accusés ne sont-ils pas des malades mentaux? Peut-être sont-ils tous des obsédés, des psychopathes, des sadiques dérangés? Parmi le personnel du tribunal international, il y avait ceux qui devaient préciser cet aspect au niveau professionnel: psychiatres et psychologues. Explorant les paradoxes de la psychologie nazie, ils ont erré jour après jour dans les sombres recoins du subconscient des plus grands méchants de l'Histoire. Mais les conclusions tirées après de nombreux tests et examens ont découragé même les spécialistes.
Casque d’acier SS // Wolfmann // Creative Commons Attribution 2.0 Generic

«La mort noire» dans le Troisième Reich

Aujourd'hui, la SS est un nom commun qui est associé à une extrême cruauté et à de nombreux meurtres. La réputation monstrueuse de la SS et la connaissance de l'ampleur des atrocités sans précédent sont le mérite des procès de Nuremberg: le tribunal international s'est penché de manière systématique et détaillée sur la question de la culpabilité de cette organisation, cœur du système nazi. C'est la SS qui a la responsabilité des camps de la mort. C’est la SS qui est responsable de la torture, des expériences médicales sur les prisonniers, des opérations punitives et des meurtres de masse. C'est la SS qui est responsable de la création, de la technique et de la technologie de l'Holocauste. Le projet Nuremberg. Le début de la paix raconte comment un petit groupe de gardes du corps d'Hitler est devenu la force la plus importante, la plus puissante et la plus sinistre du Troisième Reich.
Camp de concentration de Majdanek // Adam Jones, Ph.D. / Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0

Camp de la mort pour tous. Première partie

Le recueil historique et documentaire Camp de concentration de Majdanek. Recherche. Documents. Souvenirs est préparé conjointement par la Société historique militaire russe et le Centre scientifique et éducatif Holocauste. Il s'agit de la première publication en russe consacrée au premier camp de concentration qui a été libéré par les Alliés et a révélé au monde la réalité choquante de l'usine de mort nazie. Le recueil comprend des articles, des documents, des mémoires et des rapports officiels, dont la plupart sont publiés pour la première fois. Nous avons parlé de cette publication unique avec son éditeur Constantin Pakhalouk, directeur adjoint du département des Sciences et de l'éducation de la Société historique militaire russe. La conversation a été si riche et complète que nous n'avons pas jugé possible de l’abréger et nous la publions donc en entier, mais en deux parties.
Reproduction du tableau de Nikolaï Joukov «Les juges du monde». Exposition «Le procès de Nuremberg».

«On voulait comprendre, mais on ne pouvait pas»

Le procès de Nuremberg avait un autre nom, un non-officiel: «le procès des six millions de mots». C'est le nombre exact de mots prononcés au procès, c'est le nombre de mots traduits par les interprètes simultanés, c'est le nombre de mots que le monde a entendu et lu. Au tribunal international des criminels nazis, 315 journalistes et écrivains de 31 pays ont travaillé. Pendant les mois où se déroulait le procès de Nuremberg, des milliers d'articles et d'essais ont vu le jour, 25.000 photographies ont été prises, plusieurs dizaines de films ont été tournés.

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