Une jeune femme, membre de la Résistance, le 20 août 1944Une jeune femme, membre de la Résistance, le 20 août 1944

La puissance de la Résistance à Nuremberg

La France est la seule puissance victorieuse à avoir vécu sous occupation nazie. La collaboration y est devenue un problème national. Le procès de Nuremberg a donc marqué le début d’une nouvelle identité pour le pays. Les procureurs français sélectionnés par de Gaulle avaient un point commun: tous avaient fait partie de la Résistance.

Une jeune femme, membre de la Résistance, le 20 août 1944Une jeune femme, membre de la Résistance, le 20 août 1944

La puissance de la Résistance à Nuremberg

La France est la seule puissance victorieuse à avoir vécu sous occupation nazie. La collaboration y est devenue un problème national. Le procès de Nuremberg a donc marqué le début d’une nouvelle identité pour le pays. Les procureurs français sélectionnés par de Gaulle avaient un point commun: tous avaient fait partie de la Résistance.

Instruction sur le comportement des fonctionnaires dans les territoires soviétiques prévus pour être occupés datée du 1er juin 1941 et portant la signature du secrétaire d’État au Ravitaillement, Herbert Backe. Archives d’État de la Fédération de Russie, F. R-7021. Op 148. D. 12. L. 59Instruction sur le comportement des fonctionnaires dans les territoires soviétiques prévus pour être occupés datée du 1er juin 1941 et portant la signature du secrétaire d’État au Ravitaillement, Herbert Backe. Archives d’État de la Fédération de Russie, F. R-7021. Op 148. D. 12. L. 59

Les douze commandements pour traiter les Russes

Le 14 février 1946, le colonel Lev Smirnov, avocat général soviétique, a présenté au tribunal des preuves des crimes contre les populations civiles de l’URSS. Parmi les documents figurait une instruction secrète datée du 1er juin 1941 portant la signature du secrétaire d’État au Ravitaillement, Herbert Backe. Cette instruction traitait du comportement des fonctionnaires sur les territoires soviétiques prévus pour l’occupation.

Instruction sur le comportement des fonctionnaires dans les territoires soviétiques prévus pour être occupés datée du 1er juin 1941 et portant la signature du secrétaire d’État au Ravitaillement, Herbert Backe. Archives d’État de la Fédération de Russie, F. R-7021. Op 148. D. 12. L. 59Instruction sur le comportement des fonctionnaires dans les territoires soviétiques prévus pour être occupés datée du 1er juin 1941 et portant la signature du secrétaire d’État au Ravitaillement, Herbert Backe. Archives d’État de la Fédération de Russie, F. R-7021. Op 148. D. 12. L. 59

Les douze commandements pour traiter les Russes

Le 14 février 1946, le colonel Lev Smirnov, avocat général soviétique, a présenté au tribunal des preuves des crimes contre les populations civiles de l’URSS. Parmi les documents figurait une instruction secrète datée du 1er juin 1941 portant la signature du secrétaire d’État au Ravitaillement, Herbert Backe. Cette instruction traitait du comportement des fonctionnaires sur les territoires soviétiques prévus pour l’occupation.

De gauche à droite: Otto-Heinrich Drechsler, commissaire général de Lettonie, Hinrich Lohse, commissaire général du Reichskommissariat Ostland, Alfred Rosenberg, ministre du Reich aux Territoires occupés de l'Est, Walter Eberhard von Medem, commissaire de la région (Gebietskommissar) de la Sémigalie (Lettonie), en 1942. / Bundesarchiv, Bild 146-1994-090-05 / CC-BY-SA 3.0De gauche à droite: Otto-Heinrich Drechsler, commissaire général de Lettonie, Hinrich Lohse, commissaire général du Reichskommissariat Ostland, Alfred Rosenberg, ministre du Reich aux Territoires occupés de l'Est, Walter Eberhard von Medem, commissaire de la région (Gebietskommissar) de la Sémigalie (Lettonie), en 1942. / Bundesarchiv, Bild 146-1994-090-05 / CC-BY-SA 3.0

Les uns à germaniser, d'autres à expulser, d'autres encore à supprimer

Quel avenir a prévu Hitler pour les Républiques baltes et comment les autorités d'occupation ont-elles mis en œuvre ces plans? Explications de Jurijus Trakselis, historien lituanien, président de l'Institut du patrimoine militaire, membre honoraire de l'Académie russe des sciences militaires, directeur exécutif du projet «Livre de la mémoire. Europe».

De gauche à droite: Otto-Heinrich Drechsler, commissaire général de Lettonie, Hinrich Lohse, commissaire général du Reichskommissariat Ostland, Alfred Rosenberg, ministre du Reich aux Territoires occupés de l'Est, Walter Eberhard von Medem, commissaire de la région (Gebietskommissar) de la Sémigalie (Lettonie), en 1942. / Bundesarchiv, Bild 146-1994-090-05 / CC-BY-SA 3.0De gauche à droite: Otto-Heinrich Drechsler, commissaire général de Lettonie, Hinrich Lohse, commissaire général du Reichskommissariat Ostland, Alfred Rosenberg, ministre du Reich aux Territoires occupés de l'Est, Walter Eberhard von Medem, commissaire de la région (Gebietskommissar) de la Sémigalie (Lettonie), en 1942. / Bundesarchiv, Bild 146-1994-090-05 / CC-BY-SA 3.0

Les uns à germaniser, d'autres à expulser, d'autres encore à supprimer

Quel avenir a prévu Hitler pour les Républiques baltes et comment les autorités d'occupation ont-elles mis en œuvre ces plans? Explications de Jurijus Trakselis, historien lituanien, président de l'Institut du patrimoine militaire, membre honoraire de l'Académie russe des sciences militaires, directeur exécutif du projet «Livre de la mémoire. Europe».

Fritz Sauckel au tribunal militaire international de NurembergFritz Sauckel au tribunal militaire international de Nuremberg

«Les hommes sont plus primitifs que les machines»

Il est peu probable qu’Ernst Friedrich Christoph Sauckel, le seul enfant d’un facteur modeste et d’une couturière, rêvait de devenir esclavagiste dans son enfance. Il n’y a sûrement pas pensé plus tard, en travaillant sur des navires suédois, norvégiens et allemands. Il est devenu matelot de 1ère classe, ce qui montre qu’il n’était pas fainéant. Il était matelot comme les autres. C’est le nazisme qui a fait de lui un esclavagiste et un criminel.

Fritz Sauckel au tribunal militaire international de NurembergFritz Sauckel au tribunal militaire international de Nuremberg

«Les hommes sont plus primitifs que les machines»

Il est peu probable qu’Ernst Friedrich Christoph Sauckel, le seul enfant d’un facteur modeste et d’une couturière, rêvait de devenir esclavagiste dans son enfance. Il n’y a sûrement pas pensé plus tard, en travaillant sur des navires suédois, norvégiens et allemands. Il est devenu matelot de 1ère classe, ce qui montre qu’il n’était pas fainéant. Il était matelot comme les autres. C’est le nazisme qui a fait de lui un esclavagiste et un criminel.

La statue de Martin Luther devant les ruines de l’église Notre-Dame (Frauenkirche), l'une des plus importantes de Dresde, détruite par le bombardement de la ville en 1945.La statue de Martin Luther devant les ruines de l’église Notre-Dame (Frauenkirche), l'une des plus importantes de Dresde, détruite par le bombardement de la ville en 1945.

Le Troisième Reich vs Jésus-Christ

Hitler a d'abord tenté de subjuguer les catholiques et les protestants. Il a tenté d'éradiquer de la chrétienté la miséricorde et l'amour, et de la figure du Christ – sa judéité. Puis, il a tenté de créer sa propre Église sous l'aile du NSDAP, où Mein Kampf remplacerait la Bible. Mais comme cela ne s’est pas produit, les idéologues du nazisme ont lancé une offensive ouverte contre la chrétienté et les croyants. Un peuple, un Reich, une foi – tel était l'ultimatum nazi fixé à la liberté de conscience. Et il ne devait y avoir qu'un seul Dieu – le führer.

La statue de Martin Luther devant les ruines de l’église Notre-Dame (Frauenkirche), l'une des plus importantes de Dresde, détruite par le bombardement de la ville en 1945.La statue de Martin Luther devant les ruines de l’église Notre-Dame (Frauenkirche), l'une des plus importantes de Dresde, détruite par le bombardement de la ville en 1945.

Le Troisième Reich vs Jésus-Christ

Hitler a d'abord tenté de subjuguer les catholiques et les protestants. Il a tenté d'éradiquer de la chrétienté la miséricorde et l'amour, et de la figure du Christ – sa judéité. Puis, il a tenté de créer sa propre Église sous l'aile du NSDAP, où Mein Kampf remplacerait la Bible. Mais comme cela ne s’est pas produit, les idéologues du nazisme ont lancé une offensive ouverte contre la chrétienté et les croyants. Un peuple, un Reich, une foi – tel était l'ultimatum nazi fixé à la liberté de conscience. Et il ne devait y avoir qu'un seul Dieu – le führer.

Vidéo d'archives de l'interrogatoire du maréchal PaulusVidéo d'archives de l'interrogatoire du maréchal Paulus

«Le fait de tenir avec mon armée décidait du sort du peuple allemand»

L'interrogatoire du témoin de l'accusation convoqué par le parquet soviétique, Friedrich Paulus, a duré deux jours. Le 11 février, l'interrogatoire était facile pour l'ancien commandant de la 6e armée: il n'a fait que répondre aux questions du procureur soviétique Roman Roudenko relatives à la manière dont Hitler et l'état-major général préparaient une attaque contre l'URSS. Mais le lendemain, les avocats des accusés ont attaqué Paulus. Pour eux, le maréchal prisonnier n'était qu'un traître à qui on ne pouvait faire aucune confiance.

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«Le fait de tenir avec mon armée décidait du sort du peuple allemand»

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Die bayerische Stadt Nürnberg im November 1945Die bayerische Stadt Nürnberg im November 1945

Procès de Nuremberg: «pour nous préserver d’autres génocides»

Le procès de Nuremberg, qui s’est ouvert le 20 novembre 1945, a défini pour la première fois la notion de «crime contre l’Humanité». Il a jeté les bases du système juridique international actuel. À l’occasion des 75 ans de ce procès, l’écrivain Marek Halter partage avec Sputnik sa vision de cet événement fondateur.

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Procès de Nuremberg: «pour nous préserver d’autres génocides»

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Reportage de Mauthausen: une pellicule volée comme preuve du génocide

Le tribunal de Nuremberg a entendu des témoins originaires de différents pays d'Europe: c'étaient des prisonniers qui ont réussi à survivre dans les camps de concentration nazis. Leurs témoignages étaient dans leur majorité consacrés au camp autrichien de Mauthausen qui avait été un camp exemplaire du Troisième Reich. Le tribunal a non seulement entendu les témoignages des anciens prisonniers, mais a également examiné des photos uniques que les Allemands avaient prises à des fins internes. Des prisonniers ont réussi à voler les clichés et à les cacher avec l'aide d'habitants locaux.

Écran noir

Les cinéastes les plus célèbres ont fait des films sur l’Holocauste. Pour beaucoup d’entre eux, ce sujet revêt un caractère familial et personnel. Ils sont issus de familles juives, eux-mêmes ou leurs proches ont souffert des agissements des nazis ou ont été témoins de crimes. Paul Verhoeven a vu la guerre quand il était petit, Roman Polanski a miraculeusement survécu dans le ghetto de Cracovie, George Stevens a été caméraman militaire et a créé un documentaire qui a servi de preuve pour le tribunal de Nuremberg. Malgré leur valeur artistique, de nombreux films sur l’Holocauste, ne sont jamais devenus populaires parce qu’ils sont insupportables à regarder. Les films préférés sont ceux qui racontent une histoire de sauvetage, avec une fin heureuse, si une fin heureuse est possible dans l’histoire de l’Holocauste. Le numéro un est La Liste de Schindler, grand succès commercial du cinéma mondial ovationné par le public.

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