Prisonniers du camp d’Auschwitz, janvier 1945.Prisonniers du camp d’Auschwitz, janvier 1945.

Profession: commandant du camp de concentration

Si, jusqu'à la mi-avril 1946, les accusés ont réussi à fermer les yeux sur l'extermination massive dans les camps de concentration, affirmant qu'il s'agissait de propagande et d'exagération, ce jour-là, un homme venu témoigner au tribunal a fait une déclaration sans détour: 2,5 millions de prisonniers avaient été envoyés à la mort par lui-même; c'est lui qui incarnait la «solution finale de la question juive». Cet homme, c'était Rudolf Höss, commandant d'Auschwitz. Regardons de plus près cette sorte de personnes, celle des commandants des camps de concentration nazis, qui étaient chargés d'organiser la torture et le meurtre de masse.
Вильгельм Кейтель и Альфред Йодль на скамье подсудимых в зале N 600 Нюрнбергского Дворца правосудияВильгельм Кейтель и Альфред Йодль на скамье подсудимых в зале N 600 Нюрнбергского Дворца правосудия

«L’âne qui acquiesce de la tête» et son stratège

Adolf Hitler avait une relation difficile avec l’armée. Élevés dans les traditions de l’Allemagne impériale, les officiers de carrière traitaient le caporal autrichien avec méfiance, beaucoup le méprisaient ouvertement. Le Führer a dû plus d’une fois faire face à l’opposition militaire: du sabotage discret à une tentative d’assassinat sanglante. Mais certains généraux sont devenus des piliers du régime nazi et des criminels de guerre à l’échelle internationale. Deux d’entre eux –Wilhelm Keitel et Alfred Jodl– ont signé la capitulation de l’Allemagne après la Seconde Guerre mondiale et ont comparu devant le tribunal de Nuremberg.
Alfred Rosenberg prend la parole à l'ouverture de l'exposition «L 'Allemagne éternelle» à Berlin, 1934.Alfred Rosenberg prend la parole à l'ouverture de l'exposition «L 'Allemagne éternelle» à Berlin, 1934.

Rosenberg: «Le Führer m'a donné le contrôle de la Russie!»

Alfred Rosenberg est un personnage plein de paradoxes. Il n'a eu quasiment aucune fonction sérieuse, et a échoué aux postes auxquels il avait été nommé. Il a failli tuer le Parti national-socialiste dans l'œuf, mais est resté l'une des personnes les plus proches d'Hitler. Il se considérait comme un rival de Goebbels et de Ribbentrop, mais ceux-ci ne le prenaient pas au sérieux. Il était connu comme le principal idéologue du nazisme, mais ses œuvres étaient à peine lues. Hitler l'a nommé «ministre de la Russie», mais a ignoré presque tous ses projets. Pourtant, Rosenberg a quand-même été condamné à la peine capitale à Nuremberg.
Vidéo d'archives de l'interrogatoire du maréchal PaulusVidéo d'archives de l'interrogatoire du maréchal Paulus

«Le fait de tenir avec mon armée décidait du sort du peuple allemand»

L'interrogatoire du témoin de l'accusation convoqué par le parquet soviétique, Friedrich Paulus, a duré deux jours. Le 11 février, l'interrogatoire était facile pour l'ancien commandant de la 6e armée: il n'a fait que répondre aux questions du procureur soviétique Roman Roudenko relatives à la manière dont Hitler et l'état-major général préparaient une attaque contre l'URSS. Mais le lendemain, les avocats des accusés ont attaqué Paulus. Pour eux, le maréchal prisonnier n'était qu'un traître à qui on ne pouvait faire aucune confiance.
Fritz Sauckel au tribunal militaire international de NurembergFritz Sauckel au tribunal militaire international de Nuremberg

«Les hommes sont plus primitifs que les machines»

Il est peu probable qu’Ernst Friedrich Christoph Sauckel, le seul enfant d’un facteur modeste et d’une couturière, rêvait de devenir esclavagiste dans son enfance. Il n’y a sûrement pas pensé plus tard, en travaillant sur des navires suédois, norvégiens et allemands. Il est devenu matelot de 1ère classe, ce qui montre qu’il n’était pas fainéant. Il était matelot comme les autres. C’est le nazisme qui a fait de lui un esclavagiste et un criminel.

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