Des émeutes antibritanniques éclatent en Égypte

Les manifestations antibritanniques, qui avaient commencé le 21 février, se sont transformées deux jours plus tard en véritables émeutes au Caire, à Alexandrie, à Héliopolis et à Mansourah. Au Caire, deux Anglais ont été tués et plusieurs casernes britanniques incendiées. Des camions britanniques ont foncé sur une foule de manifestants, tuant quatre personnes. Des grèves et des manifestations agressives sous des slogans antibritanniques ont eu lieu dans les grandes villes du pays.

Exhumation et réinhumation des restes d'Hitler

Le 21 février 1946, sous la supervision d'une commission du département de contre-espionnage du SMERSH de la 3e armée de choc soviétique, une fosse contenant les dépouilles d'Adolf Hitler, d'Eva Braun, de Joseph Goebbels, de la femme et des enfants de ce dernier a été ouverte. La fosse se trouvait dans l’enceinte d'une base militaire soviétique à Rathenow. Toutes les dépouilles étaient dans un état semi-pourri dans des caisses en bois.

Mutinerie de la Royal Navy

Le 18 février, les marins de plusieurs navires accostés dans le port de Bombay ont refusé d'obéir aux officiers. La raison en était la démobilisation d'après-guerre retardée et une faible rémunération. De plus, il y avait un problème racial: les officiers étaient principalement britanniques, tandis que les marins et les officiers subalternes, majoritairement indiens. L'amiral John Henry Godfrey, commandant en chef de la Royal Indian Navy, suscitait un mécontentement particulier des marins.

Un sergent américain est jugé pour le meurtre d'un officier soviétique

Le 18 février 1946, a commencé le procès du sergent américain Shirley Dixon, accusé d'homicide volontaire sur le capitaine soviétique Vassili Klementiev et de coups et blessures portés au lieutenant soviétique Piotr Salnikov. Le drame s'est produit le 16 janvier 1946, lorsque des officiers soviétiques ont tenté de monter à bord du train militaire américain Mozart en provenance de Munich et à destination de Vienne qui traversait la zone d'occupation soviétique en Autriche.

Attaque albanaise contre des gardes-frontières grecs

Le matin du 17 février, une garnison frontalière grecque a été visée par des tirs appuyés en provenance d'Albanie. C'était un des incidents les plus importants dans le conflit frontalier entre les deux États dans la seconde moitié des années 1940. Dans la majorité des cas, les Grecs se défendaient alors que les Albanais se limitaient à des incursions illégales en territoire grec, à des vols de bétail et des enlèvements. Mais le 17 février, le conflit a atteint un nouveau niveau, devenant un conflit armé avec la participation de formations militaires régulières.
Hermann Göring dans une cellule de la prison de NurembergHermann Göring dans une cellule de la prison de Nuremberg

L'administration pénitentiaire met Göring à l’isolement

Le 15 février 1946, après la séance de l’après-midi au palais de justice, le psychologue militaire américain Gustave Gilbert, qui travaillait avec les accusés, leur a présenté un nouveau règlement. Désormais, tout contact entre les accusés en dehors de la salle d’audience leur était interdit. Auparavant, ils pouvaient se parler pendant le déjeuner entre les séances du matin et de l’après-midi, ainsi que lors des promenades dans la cour de la prison.
Instruction sur le comportement des fonctionnaires dans les territoires soviétiques prévus pour être occupés datée du 1er juin 1941 et portant la signature du secrétaire d’État au Ravitaillement, Herbert Backe. Archives d’État de la Fédération de Russie, F. R-7021. Op 148. D. 12. L. 59Instruction sur le comportement des fonctionnaires dans les territoires soviétiques prévus pour être occupés datée du 1er juin 1941 et portant la signature du secrétaire d’État au Ravitaillement, Herbert Backe. Archives d’État de la Fédération de Russie, F. R-7021. Op 148. D. 12. L. 59

Les douze commandements pour traiter les Russes

Le 14 février 1946, le colonel Lev Smirnov, avocat général soviétique, a présenté au tribunal des preuves des crimes contre les populations civiles de l’URSS. Parmi les documents figurait une instruction secrète datée du 1er juin 1941 portant la signature du secrétaire d’État au Ravitaillement, Herbert Backe. Cette instruction traitait du comportement des fonctionnaires sur les territoires soviétiques prévus pour l’occupation.

L’Onu demande l’arrestation et l’extradition des criminels de guerre

Le 13 février 1946, l’Assemblée générale a approuvé une résolution dans laquelle elle a appelé les gouvernements de tous les pays, indépendamment de leur appartenance à l’Onu, à prendre rapidement des mesures pour arrêter et expulser les criminels de guerre en fuite. Les personnes arrêtées devraient être expulsées vers les pays où elles ont commis des crimes, pour y être jugées et punies, conformément aux lois de ces pays.
Vidéo d'archives de l'interrogatoire du maréchal PaulusVidéo d'archives de l'interrogatoire du maréchal Paulus

«Le fait de tenir avec mon armée décidait du sort du peuple allemand»

L'interrogatoire du témoin de l'accusation convoqué par le parquet soviétique, Friedrich Paulus, a duré deux jours. Le 11 février, l'interrogatoire était facile pour l'ancien commandant de la 6e armée: il n'a fait que répondre aux questions du procureur soviétique Roman Roudenko relatives à la manière dont Hitler et l'état-major général préparaient une attaque contre l'URSS. Mais le lendemain, les avocats des accusés ont attaqué Paulus. Pour eux, le maréchal prisonnier n'était qu'un traître à qui on ne pouvait faire aucune confiance.

Le tribunal apprend comment a été préparée l’attaque contre l’URSS

L’audience du 11 février 1946 est l’une des séances les plus marquantes pour le parquet soviétique au procès de Nuremberg. Elle ne s’est pas limitée à l’interrogatoire du maréchal allemand Friedrich Paulus, un des auteurs du plan Barbarossa. L’avocat général soviétique Nikolaï Zorya a également présenté au tribunal un document confirmant le fait qu’en 1940, une attaque contre l’URSS était déjà en préparation.

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