

«Ce n’est pas ma signature!»
L’interrogatoire d’Ernst Kaltenbrunner, chef du Reichssicherheitshauptamt (Office central de la sûreté du Reich, RSHA), est peut-être l’exemple le plus frappant de la manière dont les accusés de Nuremberg louvoyaient pour tenter de se dérober à leurs responsabilités. Le chef des services de renseignement du Reich a juré qu’il n’était pas au courant des atrocités commises par ses subordonnés ou bien qu’il ne pouvait pas les influencer. Il a qualifié de mensonges les déclarations de nombreux témoins, a contesté sa propre signature sur des ordres criminels. Au procès, il s’est présenté comme un démocrate qui défendait les droits de l’homme et n’avait pas peur de remettre en question même les ordres du Führer.