Interprètes lors d'une audience au tribunal militaire international. Archives d'État russes des documents cinématographiques et photographiques, numéro d’archive В-3015.Interprètes lors d'une audience au tribunal militaire international. Archives d'État russes des documents cinématographiques et photographiques, numéro d’archive В-3015.

«Le procès de Nuremberg n'aurait pas eu lieu sans traducteurs»

Au tribunal de Nuremberg, tout était nouveau, y compris l'interprétation simultanée internationale. C’est au procès qu’elle a été inventée et mise en œuvre. L'interprétation simultanée était nécessaire pour le Nouveau Monde, qui allait vivre sans guerre. Les pays et les peuples ont réussi à s'entendre dans tous les sens: un seul espace de dialogue a été assuré par les traducteurs, qui avaient quasiment la plus grande responsabilité et qui n'avaient jamais rien fait de tel, ni avant ni après. C'était particulièrement difficile pour les interprètes simultanés soviétiques, mais c’est avec brio qu’ils ont réussi cette épreuve exceptionnelle.
Lettre à radio Soyuz informant du travail à Nuremberg, de Gus Mikhaïl Semenovitch. 3 mai 1946 — Original. Texte dactylographique – Archives d'État russes de la littérature et de l'art.Lettre à radio Soyuz informant du travail à Nuremberg, de Gus Mikhaïl Semenovitch. 3 mai 1946 — Original. Texte dactylographique – Archives d'État russes de la littérature et de l'art.

Document: 300.000 mots pour les auditeurs soviétiques

Mikhaïl Gus est journaliste radio soviétique, chroniqueur des affaires étrangères, publiciste et critique d'art, qui a assisté aux nombreux événements de la Seconde Guerre mondiale. Il travaille également au procès de Nuremberg. Les Soviétiques écoutent ses reportages sur le procès avec leurs lecteurs radio, des «plaques» noires qui, à l'époque, se trouvent dans tous les appartements, bureaux et usines. Le 3 mai 1946, il envoie un télégramme à radio Soyuz (Comité central de la radio et de la radio, analogue au ministère des Communications) avec un rapport sur les cinq mois passés auprès du Tribunal militaire international. En 1971, il publie «La folie de la croix gammée», livre dans lequel il témoigne de nombreux épisodes mouvementés pendant le procès.

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